Le Conseil militaire de transition a déclaré qu’il était prêt à renouveler les négociations avec l’opposition à propos de la situation future dans le pays, mais seulement après que les manifestants libèrent les rues et mettent fin aux troubles.

Les groupes de l’opposition exercent la pression sur le Conseil militaire de transition pour accélérer le processus de transition au gouvernement civil depuis le 11 avril quand l’armée a renversé l’ancien Président Omar el-Béchir.

L’Association des professionnels soudanais (APS) qui est un des organisateurs des manifestations a appelé lundi à la désobéissance civile et à la grève générale, car les rencontres avec le Conseil militaire de transition n’ont pas abouti aux résultats à l’égard de la création du gouvernement de transition conjoint.

Lors de la conférence de presse, les militaires ont annoncé qu’ils n’allaient pas prendre les mesures pour interrompre les manifestations qui s’étaient déroulées en dehors du territoire du Ministère de la Défense depuis le 6 avril.

« Nous ne nous intéressons pas à la cessation de la grève, mais les Soudanais ont intérêt de libérer les rues », – a dit le Lieutenant Général Salah Abdelkhalek, membre du Conseil militaire de transition. Il a aussi démenti le fait des liens des militaires avec l’ancien gouvernement : « Nous sommes la partie de la révolution et pas la partie de l’ancien régime comme les gens le croient ».

Au cours de la conférence de presse le Conseil militaire de transition a déclaré qu’il avait confirmé la destitution de trois membres du Conseil. L’opposition a auparavant demandé de licencier trois militaires pour leur implication dans des actes de répression où des dizaines de manifestants sont morts. Le Lieutenant Général Omar Zain al-Abidin qui était à la tête du Comité politique du Conseil militaire de transition, le Lieutenant Général Jalal al-Deen al-Sheikh et le Lieutenant Général Al-Tayeb Babakr Ali Fadeel ont démissionné.

Il semble que les militaires considèrent les négociations avec les chefs de l’opposition actuels comme destructives et se préparent à la cessation de la grève forcée. Aujourd’hui, les manifestants doivent démonter les barricades, donc, on attend l’escalade demain.