Le 7 mai à Washington s’est tenue une conférence annuelle internationale des pays de l’Amérique du Nord et du Sud. Traditionnellement, les représentants de Colombie, Salvador, Mexique, Canada et des Etats-Unis y ont assisté. Lors de son interlocution, Michael Pens, le vice-président américain, a déclaré que le président du Venezuela Nicolas Maduro représentait un danger majeur pour le monde entier, sa stabilité et sa prospérité.

Selon lui, le Venezuela se voit déchiré entre la dictature et la démocratie. En même temps, Pens a qualifie Maduro de dictateur, qui n’a aucun droit légitime a gouverner le pays, et ainsi doit démissionner. Le vice-président américain a tenu à souligner que le Venezuela avait été un des plus riches pays de l’hémisphère occidental, cependant, les 6 ans de mandant de Maduro ont changé l’état des choses pour le pire.

« Aujourd’hui, le régime de Nicolas Maduro au Venezuela représente la source principale de déstabilisation et l’unique menace à la paix et à la prospérité dans l’hémisphère occidental. 9 personnes sur 10 dans le pays sont pauvres. Un vénézuélien moyen a perdu plus de 9 kilos à cause de sa pauvreté et la nourriture de qualité médiocre », Pens a noté.

Il a également porté attention au fait que ce ne sont pas les banque qui sont victimes de vols au Venezuela, mais les restaurants, d’où on vole de quoi à manger. Cela s’explique par le taux d’inflation annuel dans le pays qui dépasse 1000000%, et c’est pour cela que l’argent a presque complètement perdu sa valeur.

A la fin, le vice-président américain a déclaré que le mandat de Maduro avait vu croître le taux de criminalité.

La déclaration de Michael Pens vise à soutenir la position du Département d’Etat des Etats-Unis, critique de Maduro et favorable à l’opposition vénézuélienne. Cela semble être d’une importance accrue suite aux rumeurs d’un accord entre les Etats-Unis et la Russie après le coup de téléphone récent entre les chefs de ces deux pays.

Pourtant, la déclaration de Juan Guaido sur l’échec du coup et une accalmie à Caracas prouvent que les Etats-Unis ont remis à plus tard leur projet de renverser Maduro. Peut-être que Moscou ait parvenu à faire comprendre à Washington que le chaos post-revolutionnaire allait déstabiliser tout le continent sud-américain et que ce serait aux Etat-Unis d’y restaurer la stabilité.